Stockage médicamenteux sous-cutané

Stockage médicamenteux sous-cutané

Crédit : Pixabay

Beaucoup de personnes redoutent les injections, surtout celles nécessitant de grosses aiguilles pour des traitements de longue durée. Ces médicaments, souvent riches en polymères (23 % à 98 % du poids de l’injection), exigent des aiguilles épaisses pour former des réservoirs sous la peau.

Pour rendre les injections moins effrayantes, des chercheurs de Stanford et du MIT ont mis au point une méthode innovante : les microcristaux injectables auto-agrégants à libération prolongée (SLIM). Ce procédé transforme les médicaments en minuscules cristaux qui s’assemblent en grappes après injection.

L’équipe a testé cette approche avec le lévonorgestrel (LNG), un contraceptif dont les molécules hydrophobes forment naturellement des cristaux. Suspendus dans du benzoate de benzyle, ces cristaux s’agrègent lentement après injection sous-cutanée, créant un dépôt solide qui diffuse progressivement le médicament dans le sang.

La méthode SLIM consiste à injecter un médicament sous forme cristalline dans un solvant spécial, permettant aux cristaux de former un « dépôt » sous la peau après injection.
MIT / Nature Chemical Engineering

Administration prolongée de médicaments avec moins de polymères et des aiguilles plus fines.

Cette méthode réduit considérablement la quantité de polymère nécessaire (moins de 1,6 %) tout en contrôlant la libération du médicament. Lors de tests sur des rats pendant 97 jours, plus de 85 % du médicament est resté intact dans le dépôt, suggérant une administration sur six mois à deux ans avec des aiguilles beaucoup plus fines.

Bien que testé avec un contraceptif, ce procédé pourrait être adapté à des traitements contre le VIH ou la tuberculose. Une libération prolongée des médicaments serait particulièrement bénéfique pour les personnes vivant dans des zones isolées avec un accès limité aux soins.

L’équipe a publié ses résultats dans Nature Chemical Engineering et prévoit des études précliniques pour évaluer son efficacité chez l’homme. Si elle réussit, cette innovation pourrait réduire la taille et le nombre d’aiguilles, rendant l’administration des traitements de longue durée moins contraignante.


Lisez l’article original : New Atlas

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