Autisme : L’importance du stimming

Autisme : L’importance du stimming

Crédit : Pixabay

Le stimming, abréviation de « comportement auto-stimulant », est une activité auto-apaisante fréquemment observée chez les personnes autistes. Il comprend des mouvements, des sons ou des actions répétitives et est généralement classé dans la littérature médicale sous « comportement rigide et répétitif ».

Cette perspective présente souvent le stimming de manière négative, ce qui pousse les professionnels de santé, les enseignants et même les parents à tenter de l’empêcher. Cependant, le stimming est un outil crucial d’auto-régulation pour les personnes autistes, et le réprimer peut avoir de graves conséquences.

Bien que le stimming ne soit pas exclusif à l’autisme, les personnes autistes y ont tendance à s’adonner plus fréquemment et parfois de manière plus visible. Cela inclut souvent des actions physiques comme le battement de mains, le balancement, les tours ou marcher sur la pointe des pieds.

Beaucoup de personnes autistes utilisent également des objets de manière répétitive, comme les arranger en motifs ou garder leurs mains occupées avec des objets du quotidien ou des jouets de stimulation.

Le stimming engage plusieurs sens au-delà du mouvement.

Cependant, le stimming ne se limite pas au mouvement – il peut impliquer tous les sens. Certaines personnes stimulent par le son, en répétant des mots ou des phrases parce qu’ils sont agréables à dire ou à entendre. D’autres pratiquent le « scripting », en suivant des schémas de conversation préétablis ou en revoyant leurs films préférés pour se réconforter. Le stimming oral, comme mâcher des stylos, des vêtements ou des « chewllery », est également courant.

Vu sous un angle large, de nombreuses personnes – autistes ou non – s’adonnent à une forme de stimming.

Pourtant, les enfants autistes sont souvent encouragés à arrêter, avec des suggestions comme garder leurs mains dans leurs poches. Ces alternatives ne fournissent pas les mêmes entrées sensorielles, rendant l’auto-régulation plus difficile.

De nombreux adultes autistes rapportent avoir perdu leurs stimulations naturelles au fil du temps, soit en les supprimant consciemment, soit à cause de la conditionnement de l’enfance. Certains continuent de réprimer le stimming par crainte de réactions négatives, malgré ses bienfaits. Des recherches indiquent également que certaines personnes autistes sont découragées de stimmer sur leur lieu de travail.

Les mécanismes exacts derrière le stimming restent flous, mais il est largement reconnu comme une entrée sensorielle apaisante qui aide les personnes autistes à gérer des environnements accablants.

Réprimer le stimming peut être source de détresse et constitue une forme de « masking » — suppression consciente ou inconsciente des comportements autistiques naturels pour éviter des conséquences sociales négatives.

Les coûts cachés du masking dans l’autisme

Le masking est particulièrement courant chez les femmes autistes et a été associé à une augmentation de l’anxiété, de l’épuisement et même du suicide. Il peut également affecter l’éducation, l’emploi, les relations et le bien-être général.

Pour favoriser l’inclusivité, la société – en particulier les parents, les enseignants et les employeurs – doit devenir plus acceptante du stimming. Les recherches suggèrent qu’une meilleure compréhension conduit à une plus grande acceptation.

L’intervention n’est nécessaire que lorsque le stimming devient auto-destructeur ou présente un risque pour autrui, auquel cas encourager une alternative plus sûre est préférable.

Dans tous les autres cas, l’approche la plus simple et la plus soutenante est de laisser les personnes stimmer librement. Les recherches montrent également que le stimming peut aider les personnes autistes à se connecter entre elles.

Donc, si vous voyez un enfant ou un adulte autiste stimmer, il n’est pas nécessaire d’intervenir ou de faire des commentaires. Comme ma mère disait : « Si tu ne peux rien dire de gentil, ne dis rien du tout » – un principe qui s’applique ici aussi.


Lisez l’article original sur :  Science Alert

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